201210.06
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Luxembourg – Kazakhstan: Tax Treaty

Convention entre le Gouvernement du Grand-Duche de Luxembourg et le Gouvernement de la Republique du Kazakhstan tendant it eviter les doubles impositions et it prevenir la fraude fiscale en matiere d’impots sur le revenu et sur la fortune

Le Gouvemement du Grand-Duche de Luxembourg et le Gouvemement de la Republique du Kazakhstan, desireux de conc1ure une Convention tendant a eviter les doubles impositions et a prevenir la fraude fiscale en matiere d’impots sur le revenu et sur la fortune,
sont convenus de ce qui suit:

Article 1

Personnes visees

La presente Convention s’applique aux personnes qui sont des residents d’un Etat contractant ou des deux Etats contractants.

Article 2

Impots vises

1. La presente Convention s’applique aux impots sur le revenu et sur la fortune pen;us pour le compte d’un Etat contractant ou de ses collectivites centrales ou locales, quel que soit le systeme de perception.

2. Sont consideres comme impots sur le revenu et sur la fortune les impots pen;us sur le revenu total, sur la fortune totale, ou sur des elements du revenu ou de la fortune, y compris les impots sur les gains provenant de l’alienation de biens mobiliers ou immobiliers, les impots sur le montant global des salaires payes par les entreprises, ainsi que les impots sur les plus-values.

3. Les impots actuels auxquels s’applique la presente Convention, sont notamment:
a) au Grand-Duche de Luxembourg:
(i) l’impot sur le revenu des personnes physiques;
(ii) l’impot sur le revenu des collectivites;
(iii) l’impot sur la fortune; et
(iv) l’impot commercial communal;
(ci-apres denommes “impot luxembourgeois”); et
b) dans la Republique du Kazakhstan:
(i) l’impot sur le revenu des collectivites;
(ii) l’impot sur le revenu des personnes physiques;
(iii) l’impot sur la propriete des entites legales et des personnes physiques;
(ci-apres denommes “impot kazakh”).

4. La presente Convention s’applique aussi aux impots sur le revenu ou sur la fortune de nature identique ou analogue qui seraient etablis apres la date de l’ entree en vigueur de la Convention et qui s’ajouteraient aux impots actuels ou qui les remplaceraient. Les autorites competentes des Etats contractants se communiquent les modifications significatives apportees a leurs legislations fiscales.

Article 3

Definitions generales

1. Au sens de la presente Convention, a moins que le contexte n’exige une interpretation differente, le terme ou l’ expression:
a) “Luxembourg” designe le Grand-Duche de Luxembourg et, lorsqu’il est employe dans un sens geographique, il designe le territoire du Grand-Duche de Luxembourg;
b) “Kazakhstan” designe la Republique du Kazakhstan et, lorsqu’il est employe dans un sens geographique, le terme “Kazakhstan” comprend le territoire national de la Republique du Kazakhstan et les zones sur lesquelles le Kazakhstan exerce ses droits de souverainete et son autorite judiciaire, conformement a sa “legislation et aux accords internationaux dont il fait partie;
c) “personne” comprend les personnes physiques, les societes et tous autres groupements de personnes;
d) “societe” designe toute personne morale ou toute entite qui est consideree comnie une personne morale aux fins d’imposition;
e) “entreprise” s’applique a l’exercice de toute activite ou affaire;
f) “entreprise d’un Etat contractant” et “entreprise de l’autre Etat contractant” designent respectivement une entreprise exploitee par un resident d’un Etat contractant et une entreprise exploitee par un resident de l’autre Etat contractant;
g) “trafic international” designe tout transport effectue par un navire ou un aeronef exploite par une entreprise d’un Etat contractant, sauf lorsque le navire ou l’aeronef n’est exploite qu’entre des points situes dans l’autre Etat contractant;
h) “autorite competente” designe:
(i) au Luxembourg: le Ministre des Finances ou son representant autorise;
(ii) au Kazakhstan: le Ministere des Finances ou son representant autorise;
i) “national” designe:
(i) toute personne physique qui possede la nationalite d’un Etat contractant;
(ii) toute personne morale, societe de personnes ou association constituee conformement a la legislation en vigueur dans un Etat contractant;
j) “activite”, par rapport a une entreprise, et “affaires” comprennent l’exercice de professions liberales ou d’autres activites de caractere independant;
k) “un Etat contractant” et “l’autre Etat contractant” designent, suivant le contexte, le Grand-Duche de Luxembourg ou le Kazakhstan;
1) “fortune” au sens de l’article 21 de la presente Convention designe les biens mobiliers et immobiliers et comprend (mais ne se limite pas a) l’argent comptant, les actions ou autres documents confirmant les droits de propriete, les effets, les obligations ou autres dettes, ainsi que les brevets, les marques de fabrique ou de commerce, les droits d’auteur ou autre droit ou biens similaires;
m) “pool” au sens de la presente Convention designe egalement l’union de personnes ou d’entites accomplissant la coexploitation de la conteneurisation en transport international, les benefices de cette exploitation sont mis dans un fonds commun et distribues conformement al’ accord de creation du pool.

2. Pour l’application de la Convention a un moment donne par un Etat contractant, tout terme ou expression qui n’y est pas defini a, sauf si le contexte exige une interpretation differente, le sens que lui attribue, a ce moment, le droit de cet Etat concernant les impots auxquels s’applique la Convention, le sens attribue a ce terme ou expression par le droit fiscal de cet Etat prevalant sur le sens que lui attribuent les autres branches du droit de cet Etat.

Article 4

Resident

1. Au sens de la presente Convention, l’expression “resident d’un Etat contractant” designe toute personne qui, en vertu de la legislation de cet Etat, est assujettie a l’impot dans cet Etat, en raison de son domicile, de sa residence, de sa citoyennete, de son siege de direction ou de tout autre critere de nature analogue et s’applique aussi a cet Etat, a toutes ses collectivites centrales et locales. Toutefois, cette expression ne comprend pas les personnes qui ne sont assujetties a l’impot dans cet Etat que pour les revenus de sources situees dans cet Etat ou pour la fortune qui y est situee.

2. Lorsque, selon les dispositionsdu paragraphe 1, une personne physique est un resident des deux Etats contractants, sa situation est reglee de la maniere suivante:
a) cette personne est consideree comme un resident seulement de l’Etat ou elle dispose d’un foyer d’habitation permanent; si elle dispose d’un foyer d’habitation permanent dans les deux Etats, elle est consideree comme un resident seulement de l’Etat avec lequel ses liens personnels et economiques sont les plus etroits (centre des interets vitaux);
b) si l’Etat ou cette personne a le centre de ses interets vitaux ne peut pas etre determine, ou si elle ne dispose d’un foyer d’habitation permanent dans aucun des Etats, elle est consideree comme un resident seulement de l’Etat ou elle sejoume de fayon habituelle;
c) si cette personne sejoume de fayon habituelle dans les deux Etats ou si elle ne sejoume de fayon habituelle dans aucun d’eux, elle est consideree comme un resident seulement de l’Etat dont elle possede la nationalite;
d) si le statut de residence ne peut pas etre determine conformement aux dispositions des alineas a) a c), les autorites competentes des Etats contractants tranchent la question d’un commun accord.

3. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe I, une personne autre qu’une personne physique est un resident des deux Etats contractants, elle est consideree comme un resident seulement de l’Etat ou son siege de direction effective est situe.

Article 5

Etablissement stable

1. Au sens de la presente Convention, l’expression “etablissement stable” designe une installation fixe d’affaires par l’intermediaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie de son activite.

2. L’expression “etablissement stable” comprend notamment:
a) un siege de direction,
b) une succursale,
c) un bureau,
d) une usine,
e) un atelier et
f) une mine, un puits, un puits de petrole ou de gaz, une carriere, une installation, une construction ou tout autre lieu d’extraction ou d’exploration de ressources naturelles.

3. Un chantier de construction ou de montage ne constitue un etablissement stable que si sa duree depasse 12 mois.

4. Nonobstant les dispositions precedentes du present article, on considere qu’il n’y a pas “etablissement stable” si:
a) il est fait usage d’installations aux seules fins de stockage, d’exposition ou de livraison de marchandises appartenant a l’entreprise;
b) des marchandises appartenant a l’entreprise sont entreposees aux seules fins de stockage, d’exposition ou de livraison;
c) des marchandises appartenant a l’entreprise sont entreposees aux seules fins de transformation par une autre entreprise;
d) une installation fixe d’affaires est utilisee aux seules fins d’acheter des marchandises ou de reunir des informations, pour l’entreprise;
e) une installation fixe d’affaires est utilisee aux seules fins d’exercer, pour l’entreprise, toute autre activite de caractere preparatoire ou auxiliaire;
f) une installation fixe d’affaires est utilisee aux seules fins de l’exercice cumule d’activites mentionnees aux alineas a) a e), a condition que l’activite d’ensemble de l’installation fixe d’affaires resultant de ce cumul garde un caractere preparatoire ou auxiliaire.

5. Nonobstant les dispositions des paragraphes I et 2, lorsqu’une personne – autre qu’un agent jouissant d’un statut independant auquel s’applique le paragraphe 6 – agit dans un Etat contractant pour le compte d’une entreprise de l’autre Etat contractant, cette entreprise est consideree comme ayant un etablissement stable dans le premier Etat contractant pour toutes activites que cette personne exerce pour l’entreprise, si ladite personne:
a) dispose dans cet Etat de pouvoirs qu’elle y exerce habituellement, lui permettant de conclure des contrats au nom de l’ entreprise, a moins que les activites de cette personne ne soient limitees a celles qui sont mentionnees au paragraphe 4 et qui, si elles etaient exercees par l’intermediaire d’une installation fixe d’affaires, ne permettraient pas de considerer cette installation comme un etablissement stable selon les dispositions de ce paragraphe, ou
b) ne dispose pas de ces pouvoirs, mais maintient habituellement dans le premier Etat un stock de marchandises a partir duquel elle livre regulierement des marchandises au nom de l’ entreprise. Les dispositions de la phrase precedente ne s’appliquent pas, a moins qu’il ne soit prouve que pour eviter l’imposition dans le premier Etat, cette personne n’ entreprend pas la livraison reguliere de marchandises, mais entreprend egalement en fait toutes les activites se rapportant a la vente de marchandises a l’exception de la conclusion effective elle-meme du contrat de vente.

6. Vne entreprise n’est pas consideree comme ayant un etablissement stable dans un Etat contractant du seul fait qu’elle y exerce son activite par l’entremise d’un courtier, d’un commissionnaire general ou de tout autre agent jouissant d’un statut independant, a condition que ces personnes agissent dans le cadre ordinaire de leur activite.

7. Le fait qu’une societe qui est un resident d’un Etat contractant, controle ou est controlee par une societe qui est un resident de l’autre Etat contractant ou qui y exerce son activite (que ce soit par l’intermediaire d’un etablissement stable ou non) ne suffit pas, en lui-meme, a faire de l’une que1conque de ces societes un etablissement stable de l’autre.

Article 6

Revenus immobiliers

1. Les revenus qu’un resident d’un Etat contractant tire de biens immobiliers (y compris les revenus des exploitations agricoles ou forestieres) situes dans l’autre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat.

2. L’expression “biens immobiliers” a le sens que lui attribue le droit de l’Etat contractant oil les biens consideres sont situes. L’expression comprend en tous cas les accessoires, le cheptel des exploitations agricoles et forestieres, les droits auxquels s’appliquent les dispositions du droit prive concernant la propriete fonciere, l’usufruit des biens immobiliers et les droits a des paiements variables ou fixes pour l’exploitation ou la concession de l’exploitation de gisements mineraux, sources et autres ressources naturelles; les navires, bateaux et aeronefs ne sont pas consideres comme des biens immobiliers.

3. Les dispositions du paragraphe 1 s’appliquent aux revenus provenant de l’exploitation directe, de la location ou de l’affermage, ainsi que de toute autre forme d’exploitation des biens immobiliers.

4. Les dispositions des paragraphes 1 et 3 s’appliquent egalement aux revenus provenant des biens immobiliers d’une entreprise.

Article 7

Benefices des entreprises

1. Les benefices d’une entreprise d’un Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat, a moins que l’entreprise n’exerce son activite dans l’autre Etat contractant par l’intermediaire d’un etablissement stable qui y est situe. Si l’entreprise exerce son activite d’une telle façon,les benefices de l’entreprise sont imposables dans l’autre Etat, mais uniquement dans la mesure oil ils sont imputables a cet etablissement stable.

2. En ce qui concerne le paragraphe 1 du present article, les benefices provenant de la vente de marchandises de meme nature ou de nature analogue que celles vendues par, ou provenant d’autres activites commerciales de meme nature ou de nature analogue que celles effectuees par, l’etablissement stable, sont imposables dans I,Etat oil l’etablissement stable est situe, mais uniquement dans 1a mesure oil ils sont imputables a cet etablissement stable.

3. Sous reserve des dispositions du paragraphe 4, lorsqu’une entreprise d’un Etat contractant exerce son activite dans l’autre Etat contractant par l’intermediaire d’un etablissement stable qui y est situe, il est impute, dans chaque Etat contractant, a cet etablissement stable les benefices qu’il aurait pu realiser s’il avait constitue une entreprise distincte exerçant des activites identiques ou analogues dans des conditions identiques ou analogues et traitant en toute independance avec l’entreprise dont il constitue un etablissement stable.

4. Pour determiner les benefices d’un etablissement stable, sont admises en deduction les depenses correctement documentees qui ont ete exposees aux fins poursuivies par cet etablissement stable, y compris les depenses de direction et les frais generaux d’administration raisonnablement alloues qui ont ete ainsi exposes, soit dans l’Etat oil est situe cet etablissement stable, soit ailleurs.

5. Aucun benefice n’est impute a un etablissement stable du fait qu’il a simplement achete des marchandises pour l’entreprise.

6. Aux fins des paragraphes precedents, les benefices a imputer a l’etablissement stable sont determines chaque annee selon la meme methode, a moins qu’il n’existe des motifs valables et suffisants de proceder autrement.

7. Lorsque les benefices comprennent des elements de revenu traites separement dans d’autres articles de la presente Convention, les dispositions de ces articles ne sont pas affectees par les dispositions du present article.

8. Le present article s’applique egalement aux revenus provenant d’une participation dans une societe de personnes. II s’applique en outre a une remuneration touchee par un associe d’une societe de personnes pour des activites au service de la societe de personnes et pour des prets consentis ou pour des biens mis a la disposition, lorsque cette remuneration est imputable par la legislation fiscale de l’Etat contractant ou est situe l’etablissement stable, aux revenus tires par l’associe de cet etablissement stable.

Article 8

Navigation maritime et aerienne

1. Les benefices tires par un resident d’un Etat contractant de l’exploitation, en trafic international, de navires ou d’aeronefs ne sont imposables que dans cet Etat contractant.

2. Les dispositions du paragraphe 1 s’appliquent aussi aux benefices provenant de la participation a un pool, une exploitation en commun ou un organisme international d’exploitation des moyens de transport.

Article 9

Entreprises associees

1.Lorsque :
a) une entreprise d’un Etat contractant participe directement ou indirectement a la direction, au controle ou au capital d’une entreprise de l’autre Etat contractant, ou que
b) les memes persomies participent directement ou indirectement a la direction, au contrOle ou au capital d’une entreprise d’un Etat contractant et d’une entreprise de l’autre Etat contractant, et que, dans les cas mentionnes aux alineas a) et b), les deux entreprises sont, dans leurs relations commerciales ou financieres, liees par des conditions convenues ou imposees, qui different de celles qui seraient convenues entre deux entreprises independantes, les benefices qui, sans ces conditions, auraient ete realises par l’une des entreprises, mais n’ont pu l’etre en fait a cause de ces conditions, peuvent etre inclus dans les benefices de cette entreprise et imposes en consequence.

2. Lorsqu’un Etat contractant inclut dans les benefices d’une entreprise de cet Etat – et impose en consequence – des benefices sur lesquels une entreprise de l’autre Etat contractant a ete imposee dans cet autre Etat, et que les benefices ainsi inclus sont des benefices qui auraient ete realises par l’entreprise du premier Etat si les relations entre les deux entreprises avaient ete celles qui auraient ete convenues entre des entreprises independantes, l’autre Etat procede a un ajustement approprie du montant de l’impot qui y a ete perçu sur ces benefices. Pour determiner cet ajustement, il est tenu compte des autres dispositions de la presente Convention et, si c’est necessaire, les autorit6s competentes des Etats contractants se consultent.

Article 10

Dividendes

1. Les dividendes payes par une societe qui est un resident d’un Etat contractant a un resident de l’autre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat.

2. Toutefois, ces dividendes sont aussi imposables dans l’Etat contractant dont la societe qui paie les dividendes est un resident, et selon la legislation de cet Etat, mais si le beneficiaire effectif des dividendes est un resident de l’autre Etat contractant, l’impot ainsi etabli ne peut exceder:
a) 5 pour cent du montant brut des dividendes, si le beneficiaire effectif est une societe (autre qu’une societe de personnes) qui detient directement au moins 15 pour cent du capital de la societe qui paie les dividendes;
b) 15 pour cent du montant brut des dividendes, dans tous les autres cas. Le present paragraphe n’affecte pas l’imposition de la societe au titre des benefices qui servent au paiement des dividendes.

3. Le terme “dividendes” employe dans le present article designe les revenus provenant d’actions, actions ou bons de jouissance, parts de mine, parts de fondateur ou autres parts beneficiaires a l’exception des creances, ainsi que les revenus d’autres parts sociales soumis au meme regime fiscal que les revenus d’actions par la legislation de l’Etat dont la societe distributrice est un resident, et les parts de benefice touchees, du chef de sa mise de fonds dans une entreprise commerciale, industrielle, miniere ou artisanale, par le bailleur de fonds remunere en proportion du benefice ainsi que les arrerages et interets d’obligations lorsqu’il est concede pour ces titres un droit a l’attribution, en dehors de l’interet fixe, d’un interet supplementaire variant en fonction du montant du benefice non distribue.

4. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne s’appliquent pas, lorsque le beneficiaire effectif des dividendes, resident d’un Etat contractant, exerce dans l’autre Etat contractant dont la societe qui paie les dividendes est un resident, une activite d’entreprise par l’intermediaire d’un etablissement stable et holding qui y est situe, et que la participation generatrice des dividendes s’y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l’article 7 sont applicables.

5. Lorsqu’une societe qui est un resident d’un Etat contractant, tire des benefices ou des revenus de l’autre Etat contractant, cet autre Etat ne peut percevoir aucun impot sur les dividendes payes par la societe, sauf dans la mesure ou ces dividendes sont payes a un resident de cet autre Etat ou dans la mesure ou la participation generatrice des dividendes se rattache effectivement a un etablissement stable situe dans cet autre Etat, ni prelever aucun impot, au titre de l’imposition des benefices non distribues, sur les benefices non distribues de la societe, meme si les dividendes payes ou les benefices non distribues consistent en tout ou en partie en benefices ou revenus provenant de cet autre Etat.

6. Aucune disposition de la presente Convention ne peut etre interpretee comme empechant un Etat contractant de percevoir, en plus de 1′impot qui serait preleve sur les benefices d’une societe qui est un national de cet Etat, un impot special sur les benefices d’une societe imputables a un etablissement stable dans cet Etat, pourvu que l’impot additionnel n’excede pas 10 pour cent du montant de ces benefices qui n’ont pas ete soumis a un tel impot additionnel au cours des annees d’imposition precedentes. Au sens de la presente disposition, les benefices sont ceux obtenus apres deduction de tous les impots, autres que 1′impot additionnel vise au present paragraphe, qui sont per9us dans l’Etat contractant ou l’etablissement stable est situe.

Article 11

Interets

1. Les interets provenant d’un Etat contractant et payes a un resident de l’autre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat.

2. Toutefois, ces interets sont aussi imposables dans l’Etat contractant d’ou ils proviennent et selon la legislation de cet Etat, mais si le beneficiaire effectif des interets est un resident de l’autre Etat contractant, l’impot ainsi etabli ne peut exceder 10 pour cent du montant brut des interets.

3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2:
a) les interets provenant de la Republique du Kazakhstan sont exempts
d’impot dans la Republique du Kazakhstan lorsqu’ils sont payes:
(i) au Gouvernement du Luxembourg;
(ii) aux autorites locales du Luxembourg;
(iii) a la Banque Centrale du Luxembourg;
(iv) a la Societe Nationale de Credit et d’!nvestissement;
(v) a toutes autres institutions entierement detenues par le Gouvernement du Luxembourg lorsqu’il en aura ete convenu par les autorites competentes des Etats contractants;
b) les interets provenant du Luxembourg sont exempts d’impot au Luxembourg lorsqu’ils sont payes:
(i) au Gouvemement de la Republique du Kazakhstan;
(ii) aux autorites centrales ou locales de la Republique du Kazakhstan;
(iii) a la Banque Nationale de la Republique du Kazakhstan;
(iv) au Fonds de Developpement Durable “Kazyna”;
(v) a toutes autres institutions entierement detenues par le Gouvemement de la Republique du Kazakhstan lorsqu’il en aura ete convenu par les autorites competentes des Etats contractants.

4. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2:
a) les interets provenant du Kazakhstan et payes a un resident du Luxembourg sont exempts d’impot au Kazakhstan lorsqu’ils sont verses au titre d’un pret consenti, garanti ou assure, ou au titre de toute autre creance ou de tout autre credit garanti ou assure, par l’Office du Ducroire;
b) les interets provenant du Luxembourg et payes a un resident du Kazakhstan sont exempts d’impot au Luxembourg lorsqu’ils sont verses au titre d’un pret consenti, garanti ou assure, ou au titre de toute autre creance ou de tout autre credit garanti ou assure, par la Compagnie nationale d’ Assurance pour l’ Assurance des Credits et Investissements d’Exportation (“State Insurance Corporation for the Insurance of Export Credit and Investment”).

5. Le terme “interets” employe dans le present article designe les revenus des creances de toute nature, assorties ou non de garanties hypothecaires ou d’une clause de
participation aux benefices du debiteur, et notamment les revenus des fonds gouvemementaux / publics et des obligations d’emprunts, y compris les primes et lots attaches aces titres. Toutefois, le terme “interets” ne comprend pas les revenus vises a l’article 10. Les penalisations pour paiement tardif ne sont pas considerees comme des interets au sens du present article.

6. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne s’appliquent pas, lorsque le beneficiaire effectif des interets, resident d’un Etat contractant, exerce dans l’ autre Etat contractant d’ou proviennent les interets, une activite d’entreprise par l’intermediaire d’un etablissement stable qui y est situe, et que la creance generatrice des interets sly rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l’article 7 sont applicables.

7. Les interets sont consideres comme provenant d’unEtat contractant, lorsque le debiteur est un resident de cet Etat. Toutefois, lorsque le debiteur des interets, qu’il soit ou non un resident d’un Etat contractant, a dans un Etat contractant un etablissement stable, pour lequel la dette donnant lieu au paiement des interets a ete contractee et qui supporte la charge de ces interets, ceux-ci sont consideres comme provenant de l’Etat ou l’etablissement stable est situe.

8. Lorsque, en raison de relations speciales existant entre le debiteur et le beneficiaire effectif ou que l’un et l’autre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des interets, compte tenu de la creance pour laquelle ils sont payes, excede celui dont seraient convenus le debiteur et le beneficiaire effectif en l’absence de pareilles relations, les dispositions du present article ne s’appliquent qu’a ce demier montant. Dans ce cas, la partie excedentaire des paiements reste imposable selon la legislation de chaque Etat contractant et compte tenu des autres dispositions de la presente Convention.

9. Les dispositions du present article ne sont pas applicables si le principal objectif ou l’un des principaux objectifs de toute personne intervenant dans la creation ou la cession de la creance au titre de laquelle sont verses les interets, consiste a tirer avantage du present article au moyen de cette creation ou de cette cession.

Article 12

Redevances

1. Les redevances provenant d’un Etat contractant et payees a un resident de l’autre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat contractant.

2. Toutefois, ces redevances sont aussi imposables dans l’Etat contractant d’ou elles proviennent et selon la legislation de cet Etat contractant, mais si le beneficiaire effectif de ces redevances est un resident de l’ autre Etat contractant, l’imp6t ainsi etabli ne peut exceder 10 pour cent du montant brut des redevances.

3. Le terme “redevances” employe dans le present article, designe les remunerations de toute nature payees pour l’usage ou la concession de l’usage d’un droit d’auteur sur une oeuvre litteraire, artistique ou scientifique, y compris les logiciels, les films cinematographiques, d’un brevet, d’une marque de fabrique ou de commerce, d’un dessin ou d’un modele, d’un plan, d’une formule ou d’un procede secrets et pour des informations ayant trait a une experience acquise dans le domaine industriel, commercial ou scientifique, et les remunerations pour l’usage ou la concession de l’usage d’un equipement industriel, commercial ou scientifique.

4. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne s’appliquent pas, lorsque le beneficiaire effectif des redevances, resident d’un Etat contractant, exerce dans l’autre Etat contractant d’ou proviennent les redevances, une activite d’entreprise par ,l’intermediaire d’un etablissement stable qui y est situe, et que le droit ou le bien generateur des redevances s’y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l’article 7 sont applicables.

5. Les redevances sont considerees comme provenant d’un Etat contractant lorsque le debiteur est un resident de cet Etat. Toutefois, lorsque le debiteur des redevances, qu’il soit ou non un resident d’un Etat contractant, a dans un Etat contractant un etablissement stable, pour lequell’ obligation donnant lieu au paiement des redevances a ete contractee et qui supporte la charge de ces redevances, celles-ci sont considerees comme provenant de l’Etat ou l’etablissement stable est situe.

6. Lorsque, en raison de relations speciales existant entre le debiteur et le beneficiaire effectif ou que l’un et l’autre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des redevances, compte tenu de la prestation pour laquelle elles sont payees, excede celui dont seraient convenus le debiteur et le beneficiaire effectif en l’absence de pareilles relations, les dispositions du present article ne s’appliquent qu’a ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excedentaire des paiements reste imposable selon la legislation de chaque Etat contractant et compte tenu des autres dispositions de la presente Convention.

7. Les dispositions du present articlene sont pas applicables si le principal objectif ou l’un des principaux objectifs de toute personne intervenant dans la creation ou la cession des droits au titre desquels sont versees les redevances, consiste a tirer avantage du present article au moyen de cette creation ou de cette cession.

Article 13

Gains en capital

1. Les gains qu’un resident d’un Etat contractant tire de l’alienation de biens immobiliers vises a l’article 6, et situes dans l’autre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat.

2. Les gains provenant de l’alienation de biens mobiliers qui font partie de l’actif d’un etablissement stable qu’une entreprise d’un Etat contractant a dans l’autre Etat contractant, y compris de tels gains provenant de l’alienation de cet etablissement stable (seul ou avec l’ensemble de l’entreprise) sont imposables dans cet autre Etat.

3. Les gains qu’un resident d’un Etat contractant tire de l’alienation de navires ou d’aeronefs exploites en trafic international, ou de biens mobiliers affectes a l’exploitation de ces navires ou aeronefs, ne sont imposables que dans cet Etat contractant.

4. Les gains provenant de l’alienation:
a) d’actions, autres que celles qui font considerablement et regulierement l’objet de transactions sur un marche boursier reconnu, de participations ou d’autres droits dans le capital d’une societe ou d’une autre personne morale (qu’elle soit ou non un resident d’un Etat contractant) dont la valeur consiste principalement de biens immobiliers situes dans un Etat contractant; ou
b) d’une participation dans une societe de personnes (qu’elle soit ou non un resident d’un Etat contractant) dans la mesure ou elle est imputable a une propriete immobiliere situee dans un Etat contractant, sont imposables dans cet Etat. Au sens du present paragraphe, l’expression “biens immobiliers” comprend les actions d’une societe visee a l’alinea a) ou une participation dans une societe de personnes.

5. Les gains tires de l’alienation de tous biens autres que ceux vises aux paragraphes precedents, ne sont imposables que dans l’Etat contractant dont le cedant est un resident.

Article 14

Revenus d’emploi

1. Sous reserve des dispositions des articles 15, 17 et 18, les salaires, traitements et autres remunerations similaires qu’un resident d’un Etat contractant reyoit au titre d’un emploi salarie, ne sont imposables que dans cet Etat, a moins que l’emploi ne soit exerce dans l’autre Etat contractant. Si l’emploi y est exerce, les remunerations reyues a ce titre sont imposables dans cet autre Etat.

2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les remunerations qu’un resident d’un Etat contractant reyoit au titre d’un emploi salarie exerce dans l’autre Etat contractant, ne sont imposables que dans le premier Etat si:
a) le beneficiaire sejourne dans l’autre Etat pendant une periode ou des periodes n’excedant pas au total 183 jours durant toute periode de douze mois conunenyant ou se terminant durant l’annee civile consideree, et
b) les remunerations sont payees par un employeur ou pour le compte d’un employeur qui n’est pas un resident de l’autre Etat, et
c) la charge des remunerations n’est pas supportee par un etablissement stable que l’employeur a dans l’autre Etat.

3. Nonobstant les dispositions precedentes du present article, les remunerations reyues par un resident d’un Etat contractant au titre d’un emploi salarie exerce a bord d’un navire ou d’un aeronef exploite en trafic international, sont imposables dans cet Etat contractant.

Article 15

Tantiemes

Les tantiemes, jetons de presence et autres retributions similaires qu’un resident d’un Etat contractant reyoit en sa qualite de membre du conseil d’administration ou de surveillance d’une societe qui est un resident de l’autre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat.

Article 16

Artistes et sportifs

1. Nonobstant les dispositions des articles 7 et 14, les revenus qu’un resident d’un Etat contractant tire de ses activites personnelles exercees dans l’autre Etat contractant en tant qu’artiste du spectacle, tel qu’un artiste de theatre, de cinema, de la radio ou de la television, ou qu’un musicien, ou en tant que sportif, sont imposables dans cet autre Etat.

2. Lorsque les revenus d’activites qu’un artiste du spectacle ou un sportif exerce personnellement et en cette qualite, sont attribues non pas a l’artiste ou au sportif lui-meme, mais a une autre personne, ces revenus sont imposables, nonobstant les dispositions des articles 7 et 14, dans l’Etat contractant ou les activites de l’artiste ou du sportif sont exercees.

Article 17

Pensions

1. Sous reserve des dispositions du paragraphe 2 de l’article 18, les pensions et autres remunerations similaires, payees a un resident d’un Etat contractant au titre d’un emploi anterieur, ne sont imposables que dans cet Etat.

2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les pensions et autres sommes payees en application de la legislation sur la securite sociale d’un Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat.

3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les pensions et autres remunerations similaires (y compris les versements forfaitaires) provenant d’un Etat contractant et payees a un resident de l’autre Etat contractant, ne sont imposables que dans le premier Etat contractant a condition que ces paiements decoulent des cotisations, allocations ou primes d’assurance versees a un regime de pension par le beneficiaire ou pour son compte, et si ces cotisations, allocations, primes d’assurance ou dotations ont ete effectivement soumises a l’impot dans le premier Etat contractant conformement aux normes courantes de sa legislation fiscale.

Article 18

Fonctions publiques

1. a) Les salaires, traitements et autres remunerations similaires, autres que les pensions, payes par un Etat contractant ou l’une de ses collectivites centrales ou locales a une personne physique, au titre de services rendus a cet Etat ou a cette collectivite centrale ou locale, ne sont imposables que dans cet Etat. b) Toutefois, ces salaires, traitements et autres remunerations similaires ne sont imposables que dans l’autre Etat contractant si les services sont rendus dans cet Etat et si la personne physique est un resident de cet Etat qui:
(i) possede la nationalite de cet Etat, ou
(ii) n’est pas devenu un resident de cet Etat a seule fin de rendre les services.

2. a) Les pensions payees par un Etat/contractant ou l’une de ses collectivites centrales ou locales, soit directement, soit par prelewement sur des fonds qu’ils ont constitues, a une personne physique, au titre de services rendus a cet Etat ou a cette collectivite centrale ou locale, ne sont imposables que dans cet Etat.
b) Toutefois, ces pensions ne sont imposables que dans l’autre Etat contractant si la personne physique est un resident de cet Etat et en possede la nationalite.

3. Les dispositions des articles 14, 15, 16 et 17 s’appliquent aux salaires, traitements et autres remunerations similaires ainsi qu’aux pensions payes au titre de services rendus dans le cadre d’une activite d’entreprise exercee par un Etat contractant ou l’une de ses collectivites centrales ou locales.

Article 19

Professeurs, enseignants et etudiants

1. Les sommes qu’un etudiant ou un stagiaire qui est, ou qui etait immediatement avant de se rendre dans un Etat contractant, un resident de l’autre Etat contractant et qui sejoume dans le premier Etat a seule fin d’y poursuivre ses etudes ou sa formation, reyoit pour couvrir ses frais d’entretien, d’etudes ou de formation ne sont pas imposables dans cet Etat, a condition qu’elles proviennent de sources situees en dehors de cet Etat.

2. Vne personne physique qui se rend dans un Etat contractant sur invitation de cet Etat, d’une universite, d’un college, d’une ecole, d’un musee ou d’une autre institution culturelle de cet Etat ou dans le cadre d’un programme officiel d’echange culturel pour une periode n’excedant pas deux annees uniquement dans le but d’enseigner, de donner des conferences ou de se livrer a des recherches dans une telle institution et qui immediatement avant ce depart est ou etait un resident de l’autre Etat contractant, est exempte d’impotsdans le premier Etat sur ses remunerations reyues au titre d’une telle activite, a condition qu’elles proviennent de source situees en dehors de cet Etat.

Article 20

Autres revenus

1. Les elements du revenu d’un resident d’un Etat contractant, d’oll qu’ils proviennent, qui ne sont pas traites dans les articles precedents de la presente Convention, ne sont imposables que dans cet Etat.

2. Les dispositions du paragraphe 1 ne s’appliquent pas aux revenus autres que les revenus provenant de biens immobiliers tels qu’ils sont definis au paragraphe 2 de l’article 6, lorsque le beneficiaire de tels revenus, resident d’un Etat contractant, exerce dans l’autre Etat contractant, une activite d’entreprise par l’intennediaire d’un etablissement stable qui y est situe, et que le droit ou le bien generateur des revenus s’y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l’article 7 sont applicables.

Article 21

Fortune

1. La fortune constituee par des biens immobiliers vises a l’artic1e 6, que possede un resident d’un Etat contractant et qui sont situes dans l’autre Etat contractant, est imposable dans cet autre Etat.

2. La fortune constituee par des biens mobiliers qui font partie de l’actif d’un etablissement stable qu’une entreprise d’uri Etat contractant a dans l’autre Etat contractant, est imposable dans cet autre Etat.

3. La fortune constituee par des navires et des aeronefs exploites en trafic international par un resident d’un Etat contractant ainsi que par des biens mobiliers affectes a l’exploitation de ces navires ou aeronefs, n’est imposable que dans cet Etat contractant.

4. Tous les autres elements de la fortune drun resident d’un Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat.

Article 22

Elimination des doubles impositions

1. Sous reserve des dispositions de la legislation luxembourgeoise concernant l’elimination de la double imposition qui n’en affectent pas le principe general, la double imposition est evitee de la maniere suivante:
a) Lorsqu’un resident du Luxembourg reçoitdes revenus ou possede de la fortune qui, confonnement aux dispositions de la presente Convention, sont imposables au Kazakhstan, le Luxembourg exempte de l’impot ces revenus ou cette fortune, sous reserve des dispositions des sous-paragraphes b) et c), mais peut, pour calculer le montant de l’impot sur le reste du revenu ou de la fortune du resident, appliquer les memes taux d’impot que si les revenus ou la fortune n’avaient pas ete exemptes.
b) Lorsqu’un resident du Luxembourg reçoit des elements de revenu qui, confonnement aux dispositions des articles 10, 11, 12 et 16, sont imposables au Kazakhstan, le Luxembourg accorde sur l’impot sur le revenu des personnes physiques ou sur l’impot sur le revenu des collectivites de ce resident, une deduction d’un montant egal a l’impot paye au Kazakhstan. Cette deduction ne peut toutefois exceder la fraction de l’impot, ca1cule avant deduction, correspondant a ces elements de revenus reçus du Kazakhstan.
c) Les dispositions du sous-paragraphe a) ne s’appliquent pas au revenu reçu ou a la fortune possedee par un resident du Luxembourg, lorsque le Kazakhstan applique les dispositions de la presente Convention pour exempter d’impot ce revenu ou cette fortune ou applique les dispositions du paragraphe 2 des articles 10, 11 ou 12 ace revenu.

2. En ce qui conceme le Kazakhstan, la double imposition est evitee de la maniere suivante:
a) Lorsqu’un resident du Kazakhstan reyoit des revenus ou possede de la fortune qui, conformement aux dispositions de la presente Convention, sont imposables au Luxembourg,le Kazakhstanaccorde:
(i) sur l’impot qu’il peryoit sur les revenus de ce resident, une deduction d’un montant egal a l’impot sur le revenu paye au Luxembourg;
(ii) sur l’impot qu’il peryoit sur la fortune de ce resident, une deduction d’un montant egal a l’impot sur la fortune paye au Luxembourg.
Dans 1′un ou l’ autre cas, cette deduction ne peut toutefois exceder la fraction de l’impot sur le revenu ou de l’impot sur la fortune, ca1cule avant deduction, correspondant selon le cas aux revenus ou a la fortune imposables au Luxembourg.
b) Lorsque, conformement a une disposition que1conque de la Convention, les revenus qu’un resident du Kazakhstan reyoit ou la fortune qu’il possede sont exempts d’impot au Kazakhstan, le Kazakhstan peut neanmoins, pour ca1culer le montant de l’impot sur le reste des revenus ou de la fortune de ce resident, tenir compte des revenus ou de la fortune exemptes.

Article 23

Non-discrimination

1. Les nationaux d’un Etat contractant ne sont soumis dans l’autre Etat contractant aaucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront etre assujettis les nationaux de cet autre Etat qui se trouvent dans la meme situation, notamment au regard de la residence.

2. L’imposition d’un etablissement stable qu’une entreprise d’un Etat contractant a dans l’autre Etat contractant, n’est pas etablie dans cet autre Etat d’une fayon moins favorable que l’imposition des entreprises de cet autre Etat qui exercent la meme activite. La presente disposition ne peut etre interpretee comme obligeant un Etat contractant a accorder aux residents de l’autre Etat contractant les deductions personnelles, abattements et reductions d’irilpot en fonction de la situation ou des chargesde famillequ’il accordea ses propresresidents. .

3. A moins que les dispositions du paragraphe 1 de l’article 9, du paragraphe 8 de l’article 11 ou du paragraphe 6 de l’article 12 ne soient applicables, les interets, redevances et autres depenses payes par une entreprise d’un Etat contractant a un resident de l’autre Etat contractant, sont deductibles, pour la determination des benefices imposables de cette entreprise, dans les memes conditions que s’ils avaient ete payes a un resident du premier Etat. De meme, les dettes d’une entreprise d’un Etat contractant envers un resident de l’autre Etat contractant sont deductibles, pour la determination de la fortune imposable de cette entreprise, dans les memes conditions que si e1lesavaient ete contractees envers un resident du premier Etat.

4. Les entreprises d’un Etat contractant, dont le capital est en totalite ou en partie, directement ou indirectement, detenu ou contrale par un ou plusieurs residents de l’autre Etat contractant, ne sont soumises dans le premier Etat a aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront etre assujetties les autres entreprises similaires du premier Etat.

5. Les dispositions du present article s’appliquent aux impats vises par la presente Convention.

Article 24

Procedure amiable

1. Lorsqu’une personne estime que les mesures prises par un Etat contractant ou par les deux Etats contractants entrainent pour elle une imposition non conforme aux dispositions de la presente Convention, e1lepeut, independamment des recours prevus par le droit interne de ces Etats, soumettre. son cas a l’autorite competente de l’Etat contractant dont elle est un resident ou, si son cas releve du paragraphe I de l’article 23, a celle de l’Etat contractant dont elle possede la nationalite. Le cas doit etre soumis dans les trois ans qui suivent la premiere notification de la mesure qui entraine une imposition non conforme aux dispositions de la Convention.

2. L’autorite competente s’efforcera, si la reclamation lui parait fondee et si elle n’est pas elle-meme en mesure d’y apporter une solution satisfaisante, de resoudre le cas par voie d’accord amiable avec l’autorite competente de l’autre Etat contractant, en vue d’eviter une imposition non conforme a la Convention. Tout accord conclu est applique quels que soient les delais prevus par le droit interne des Etats contractants.

3. Les autorites competentes des Etats contractants s’efforceront, par voie d’accord amiable, de resoudre les difficultes ou de dissiper les doutes auxquels peuvent donner lieu l’interpretation ou l’application de la Convention. Elles peuvent aussi se concerter en vue d’eliminer la double imposition dans les cas non prevus par la Convention.

4. Les autorites competentes des Etats contractants peuvent communiquer directement entre elIes, y compris au sein d’une commission mixte composee de ces autorites ou de leurs representants, en vue de parvenir a un accord comme il est indique aux paragraphes precedents.

Article 25

Echange de renseignements

1. Les autorites competentes des Etats contractants echangent les renseignements necessaires pour appliquer les dispositions de la presente Convention ou ceIles de la legislation interne des Etats contractants relative aux impots vises par la Convention dans la mesure ou l’imposition qu’eIle prevoit n’est pas contraire a la Convention. Les renseignements re9us par un Etat contractant sont tenus secrets de la meme maniere que les renseignements obtenus en application de la legislation interne de cet Etat et ne sont communiques qu’aux personnes ou autorites (y compris les tribunaux et organes administratifs) concernees par l’etablissement ou le recouvrement des impots vises par la Convention, par les procedures ou poursuites concernant ces impots, ou par les decisions sur les recours relatifs aces impots. Ces personnes ou autorites n’utilisent ces renseignements qu’a ces fins. EIles peuvent reveler ces renseignements au cours d’audiences publiques de tribunaux ou dans des jugements.

2. Les dispositions du paragraphe 1 ne peuvent en aucun cas etre interpretees comme imposant a un Etat contractant l’obligation:
a) de prendre des mesures administratives derogeant a sa legislation et a sa pratique administrative ou a ceIles de l’autre Etat contractant;
b) de fournir des renseignements qui ne pourraient etre obtenus sur la base de sa legislation ou dans le cadre de sa pratique administrative normale ou de celles de l’autre Etat contractant;
c) de fournir des renseignements qui reveleraient un secret commercial, patronal, industriel, professionnel ou un procede commercial ou des renseignements
dont la communication serait contraire ala politique d’Etat (a l’ordre public).

3. Si des renseignements sont demandes par un Etat contractant conformement a cet article, l’ autre Etat contractant utilise ses renseignements pour obtenir les renseignements demandes, meme si cet autre Etat n’ en a pas besoin a ses propres fins fiscales. L’obligation qui figure dans la phrase precedente est soumise aux limitations prevues au paragraphe 2 mais, en aucun cas ces limitations ne seront pas considerees comme autorisant 1′Etat a refuser foumir des renseignements uniquement parce que ceux-ci ne presentent aucun interet pom lui dans le cadre national.

Article 26

Assistance en matiere de recouvrement des impots

1. Les Etats contractants se pretent mutueIlement assistance pour le recouvrement de leurs creances fiscales. Cette assistance est limitee par les articles 1 et

2. Les autorites competentes des Etats contractants peuvent regler d’un commun accord les modalites d’application du present article.

2. Le terme « creance fiscale » tel qu’il est utilise dans cet article designe une somme due au titre d’impots vises a l’article 2, dans la mesure OUl’imposition correspondante n’est pas contraire a cette Convention ou a tout autre accord international auquel ces Etats contractants sont parties, ainsi que les interets, penalites administratives et couts de recouvrement ou de conservation afferents aces impots.

3. Lorsqu’une creance fiscale d’un Etat contractant qui est recouvrable en vertu des lois de cet Etat et est due par une personne qui, a cette date, ne peut, en vertu de ces lois, empecher son recouvrement, cette creance fiscale est, a la demande des autorites competentes de cet Etat, acceptee en vue de son recouvrement par les autorites competentes de l’autre Etat contractant. Cette creance fiscale est recouvree par cet autre Etat conformement aux dispositions de sa legislation applicable en matiere de recouvrement de ses propres impots comme si la creance en question etait une creance fiscale de cet autre Etat.

4. Lorsqu’une creance fiscale d’un Etat contractant est une creance a l’egard de laquelle cet Etat peut, en vertu de sa legislation, prendre des mesures conservatoires pour assurer son recouvrement, cette creance doit, a la demande des autorites competentes de cet Etat, etre acceptee aux fins de l’adoption de mesures conservatoires par les autorites competentes de l’autre Etat contractant. Cet autre Etat doit prendre des mesures conservatoires a l’egard de cette creance fiscale conformement aux dispositions de sa legislation comme s’il s’agissait d’une creance fiscale de cet autre Etat meme si, au moment OUces mesures sont appliquees, la creance fiscale n’est pas recouvrable dans le premier Etat ou est due par une personne qui a le droit d’empecher son recouvrement.

5. Nonobstant les dispositions des paragraphes 3 et 4, les delais de prescription et la priorite applicables, en vertu de la legislation d’un Etat contractant, a une creance fiscale en raison de sa nature en tant que telle ne s’appliquent pas a une creance fiscale acceptee par cet Etat aux fins du paragraphe 3 ou 4. En outre, une creance fiscale acceptee par un Etat contractant aux fins du paragraphe 3 ou 4 ne peut se voir appliquer aucune priorite dans cet Etat en vertu de la legislation de l’autre Etat contractant.

6. Les procedures concernant l’existence, la validite ou le montant d’une creance fiscale d’un Etat contractant ne sont pas soumises aux tribunaux ou organismes administratifs de l’autre Etat contractant.

7. Lorsqu’a tout moment apres qu’une demande ait ete formulee par un Etat contractant en vertu du paragraphe 3 ou 4 et avant que l’autre Etat ait recouvre et transmis le montant de la creance fiscale en question au premier Etat, cette creance fiscale cesse d’etre
a) dans le cas d’une demande presentee en vertu du paragraphe 3, une creance fiscale du premier Etat qui est recouvrable en vertu des lois de cet Etat et est due par une personne qui, a ce moment, ne peut, en vertu des lois de cet Etat, empecher son recouvrement, ou
b) dans le cas d’une demande presentee en vertu du paragraphe 4, une creance fiscale du premier Etat a l’egard de laquelle cet Etat peut, en vertu de sa legislation, prendre des mesures conservatoires pour assurer son recouvrement les autorites competentes du premier Etat notifient promptement ce fait aux autorites competentes de l’autre Etat et le premier Etat, au choix de l’autre Etat, suspend ou retire sa demande.

8. Les dispositions du present article ne peuvent en aucun cas etre interpretees comme imposant a un Etat contractant l’obligation:
a) de prendre des mesures administratives derogeant a sa legislation et a sa pratique administrative ou a celles de l’autre Etat contractant;
b) de prendre des mesures qui seraient contraires a la politique d’Etat (a l’ordre public);
c) de preter assistance si l’autre Etat contractant n’a pas pris toutes les mesures raisonnables de recouvrement ou de conservation, selon le cas, qui sont disponibles en vertu de sa legislation ou de sa pratique administrative;
d) de preter assistance dans les cas OUla charge administrative qui en resulte pour cet Etat est nettement disproportionnee par rapport aux avantages qui peuvent en etre tires par l’autre Etat contractant.

Article 27

Membres des missions diplomatiques et postes consulaires

Les dispositions de la presente Convention ne portent pas atteinte aux privileges fiscaux dont beneficient les membres des missions diplomatiques ou postes consulaires en vertu soit des regles generales du droit international, soit des dispositions d’accords particuliers.

Article 28

Exclusion de certaines societes

La presente Convention ne s’applique pas aux societes holding au sens de la legislation particuliere luxembourgeoise regie notamment par la Loi du 31 juillet 1929 et l’Arrete grand-ducal du 17 decembre 1938, elle ne s’applique pas non plus aux revenus qu’un resident du Kazakhstan tire de pareilles societes, ni aux actions ou autres titres de capital de telles societes que cette personne possede.

Article 29

Entree en vigueur

1. La presente Convention doit etre ratifiee et entre en vigueur a la date de reception de la derniere notification indiquant l’accomplissement par les Etats contractants des procedures requises par leurs legislations internes respectives necessaires a son entree en vigueur.

2. La presente Convention est applicable:
a) en ce qui concerne les impots retenus a la source, aux revenus attribues le ou apres le ler janvier de l’annee civile suivant immediatement l’annee au cours de laquelle la Convention entre en vigueur;
b) en ce qui concerne les autres impots sur le revenu et les impots sur la fortune, aux impots dus pour toute annee d’imposition commenyant le ou apres le 1er janvier de l’annee civile suivant immediatement l’annee au cours de laquelle la Convention entre en vigueur.

Article 30

Amendements

Les Etats contractants peuvent apporter d’un commun accord des modifications et des additions a la presente Convention par des protocoles qui formeront partie integrante de la presente Convention.

Article 31

Denonciation

1. La presente Convention demeurera en vigueur tant qu’elle n’aura pas ete denoncee par un Etat contractant. Chaque Etat contractant peut denoncer la Convention par voie diplomatique avec un preavis minimum de six mois avant la fin de chaque annee civile commenyant apres l’expiration d’une periode de cinq annees a partir de la date de son entree en vigueur.

2. La Convention cesse d’etre applicable:
a) en ce qui concerne les impots retenus a la source, aux revenus attribues le ou apres le ler janvier de l’annee civile suivant immediatement l’annee au cours de laquelle le preavis est donne;
b) en ce qui concerne les autres impots sur le revenu et les impots sur la fortune, aux impots dus pour toute annee d’imposition commenyant le ou apres le 1er janvier de l’annee civile suivant immediatement l’annee au cours de laquelle le preavis est donne.

EN FOI DE QUOI, les soussignes, dument autorises a cet effet, ont signe la presente Convention.


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